Que dans la vie, bien souvent, on s’y prend à l’envers. Que ce n’est pas après avoir fait ou non quoi que ce soit que l’on peut être qui on est vraiment, mais que c’est d’abord et avant toute chose par le fait de se permettre enfin d’être qui on est vraiment que l’on peut ensuite faire, accomplir.
Catégorie : Messages canalisés / Écriture inspirée
Je te vois 🙏🏼✨

« Je te vois » veut dire que je te vois au cœur. Je ne vois plus ta tristesse, tes douleurs, tes reproches, tes responsabilités, tes obligations, tes jugements, tes colères, tes problèmes, ou même ton passé.
Cette immense montagne, autrefois infranchissable, de ta prétendue identité, celle-là même composée de millions d’étiquettes, je m’élève au dessus d’elle, et enfin je te vois Toi, tel que Tu es réellement.
Je vois l’univers à travers tes yeux, j’y vois la Présence, j’y vois Tout, j’y vois Dieu. J’y vois la perfection. C’est cela que je vois de Toi.
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L’analogie du corps humain et du monde qui nous entoure. 🕉️🙏🏼💛🪬❤️✨🤲🏻🍀🌍
Écriture canalisée : L’analogie du corps humain et du monde qui nous entoure. 🕉️🙏🏼💛🪬❤️✨🤲🏻🍀🌍


Le monde autour de nous est semblable au corps humain. Un corps est composé de milliards et de milliards de cellules. Notre monde est composé de milliards et de milliards d’êtres. Chaque cellule est unique, aucune n’est exactement la même qu’une autre. Même chose pour nous. Les cellules paraissent être des individualités, autonomes, indépendantes. Mais quand on les observe plus longuement, on se rend compte que toutes dépendent du sang, des mitochondries pour vivre et fonctionner, aussi, toutes les cellules jouent un rôle dans la survie du corps. L’entraide s’impose d’elle même pour établir cette harmonie naturelle qui constitue l’un des fondamentaux du bon fonctionnement du corps. Si l’une de ces cellules décide de rompre, pour une raison ou pour une autre, cet équilibre et commence à se comporter en dehors de cette logique d’harmonie, cette dernière devient cancéreuse. Très vite d’autres cellules cancéreuses émergent et ce phénomène met de plus en plus en danger la survie de l’organisme tout entier. Il en est de même pour nous.
L’égoïsme et l’auto-centrisme sont les cellules cancéreuses de notre monde et s’ils se développent, compromettent gravement son équilibre et donc le bien-être et, plus grave encore, à terme la survie de tous les êtres. La compassion, la bienveillance et l’altruisme mènent non seulement au bonheur véritable mais permet à notre monde d’évoluer vers plus de sagesse et de compréhension de lui-même, mais aussi et surtout de perdurer. Elles constituent la vie et l’expansion tandis que la non-compassion, la malveillance et l’égocentrisme maladif mènent à l’autodestruction, car rien n’étant séparé. Il est bon, aujourd’hui plus que jamais de s’en rappeler.
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Accueillir le fleuve de la vie

« On n’oblige pas un fleuve à capituler. On doit se soumettre à son courant et faire de son pouvoir une force. »
-L’Ancien (Docteur Strange)
Accueillir ce qui nous fait mal,
C’est un apprentissage de toute une vie, c’est aussi une prise de conscience de quelques secondes. C’est un chemin, c’est aussi un déclic. C’est la peur se transformant en grâce.
L’accueil de nos faiblesses, de nos symptômes, de nos malaises est instinctivement réprimée, car voilà que toutes nos alarmes en nous se mettent en route, car on croit qu’accueillir, c’est se laisser marcher dessus, que c’est ouvrir la porte au malheur, que c’est capituler face à l’ennemi… Oh que non.
Accueillir n’est pas cautionner, ce n’est pas non plus se débarrasser de quelque chose qui nous mettrait des bâtons dans les roues. Accueillir suppose déjà un état d’esprit différent, un changement de paradigme face à quelque chose que nous avions vécu souvent à répétition et que nous avions presque systématiquement rejeté, mis de côté pour plus tard ou tout simplement noyé dans les distractions car cela semblerait trop lourd à affronter de face. Mais lorsque, l’espace d’un instant, l’on prend conscience qu’il n’avait jamais été question d’affronter quoi que ce soit lorsque l’on accueillait qu’il n’était pas non plus question de faire, mais d’être, alors, progressivement, la transmutation, la transformation commence à avoir lieu.
On commence à suivre la vie, en arrêtant de la craindre, de lui résister, et c’est là qu’à lieu quelque chose de merveilleux, nous sommes enfin présent, là, et pas ailleurs, car tout était déjà là, après tout. Nous cessons de courir et vivons l’instant sans conditions, faisons nôtre l’endroit où nous nous trouvons. C’est alors que ce malaise, cette émotion, cette douleur, ne sont plus vus comme des ennemis à abattre, mais comme des petits enfants blessés, qui courent vers leurs parents, cherchant à être consolés, à ressentir qu’ils sont aimés, pour être rassurés. Ce petit enfant ne reste pas dans les bras de sa maman ou de son papa, très vite, il repartira jouer, libéré de ce qui l’affligeait, il aura appris, il aura grandi, mais surtout : il aura dit ce qu’il avait à dire, libéré ce qui devait être libéré. Aussi et surtout : nous aussi nous aurons appris, nous aurons permis à ce petit être d’évoluer, nous faisant également évoluer à notre tour. Nous aussi, nous aurons grandi.
Accueillir, c’est permettre de ressentir pleinement aujourd’hui ce que nous fuyions jadis, nous entrons dans la douleur, la laissons s’exprimer pleinement à travers notre corps, car quelque chose en nous a compris que cette douleur n’avait jamais été là pour nous nuire. Au début du processus, nous aurons sans doute peur, voire serons-nous terrifiés, car très vite notre mental essaiera de prendre la relève pour nous convaincre une ultime fois qu’accueillir, c’est cautionner et inviter la douleur à rester puis se complaire dedans alors que ce n’était finalement que tout l’inverse. Pleinement ressentie, pleinement exprimée, l’accueil de la douleur se transforme en lumière. La douleur est lumière, car elle éclaire ce qui devait être éclairé.
Ces deux dernières années, j’ai été exposé à de fortes douleurs, des malaises, des impressions de partir, avec la certitude que ces sensations finiraient par me tuer, alors je les ai rejetées de toutes mes forces, je les aies haïes. Mais lorsqu’elles sont revenues en force et que je ne pouvais plus rien faire d’autre que de les vivre, car mon corps avait provisoirement cessé de me répondre, je me suis alors résigné à les accueillir, avec un dépit abyssal mais je l’ai fait, car l’heure n’était plus vraiment au choix ou à repousser quoi que ce soit. J’ai donc lâché-prise et c’est là que quelque chose s’est produit. Ces malaises et ces douleurs étaient toujours aussi intenses mais n’étaient plus vus comme quelque chose de malveillant, ou quoi que ce soit de « négatif ». Quelque chose m’était enseigné, montré, et c’est comme si on me disait « merci de m’avoir enfin permis de m’exprimer ». C’était comme si mon égo s’était temporairement effondré, et la seule chose que je me suis dit alors était « puissent tous ceux que j’aime être heureux, puissent tous ceux qui vivent sur cette Terre être heureux, car il n’y a rien de plus important au monde que d’être heureux ».
Accueillir, c’est prendre le risque de ne plus être le même, prendre le risque d’évoluer et de renaître, c’est prendre le risque d’enfin aller mieux.
Camille
L’arbre d’automne

Comme l’arbre d’automne qui se dépouille de ses feuilles, cette période est une occasion merveilleuse de se dépouiller de tout ce qui n’a plus lieu de rester en nous pour être libéré, transcendé, transformé. La feuille d’automne, verte jadis, en automne rougit, jaunit, et se sont des millions de feuilles qui, comme elle, suivent ce même chemin et transforment totalement les couleurs de la forêt, des couleurs magnifiques et uniques. Elles se détachent le plus naturellement du monde de leur branche, virevoltent dans les air et finissent par se poser sur le sol. Des milliers d’entre elles s’y entassent et permettent ainsi à la terre, en se décomposant, de la nourrir, la fertiliser, et de la renouveler. En mourant, ces feuilles préparent le terrain à tant de nouvelles vies, au printemps, une explosion de couleurs et de naissances aura lieu, les feuilles mortes feront déjà partie intégrante de la terre où les jeunes pousses germeront et prendront racines.
Nos expériences passées ne sont ni des hontes, ni des fardeaux. Au contraire, en les laissant partir, suivre leur cours, elles iront à leur juste place, se transformeront et permettront même de préparer le terrain à tant de nouvelles choses enrichissantes. Et comme l’arbre qui se revêt de jaune et de rouge, ce processus que vous pouvez vivre en ce moment est lui aussi quelque chose de magnifique. C’est l’intelligence de l’Univers, de la Source, c’est la confiance en la vie. Alors Joyeux Samhain à tous ![]()
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Camille
La foi

La foi, celle que tant de religions ont enseigné à travers les âges. Notion vague, mystérieuse, source de nombreuses interrogations, elle n’est pourtant pas synonyme de croyance, mais plutôt d’un état d’être. Elle désigne l’état de centrage, d’amour et de confiance en la vie. On pourrait la voir comme un phare intérieur éclairant nos chemins parfois plongés dans une nuit d’encre. C’est elle qui, lors de sa venue dans nos vies, nous montre que ce que nous appelons « nos soucis », « nos problèmes » n’en sont pas réellement. La foi vient faire bien plus que de simplement « nous convaincre » ou « nous rassurer ». La foi, c’est le fait de savoir que, quoi qu’il arrive, tout concorde au plan de Dieu, de la Source, de l’Univers. Hélas, tous les mots, tous les concepts du monde ne sauraient remplacer le fait de l’expérimenter pleinement en son coeur. Tout être humain dispose de cette merveilleuse graine, car si l’on regarde de plus près, la foi est le cœur de notre essence, et conscientisée, devient le moteur de tant de projets, tous pilotés par le cœur. Mais son plus grand secret, à la foi, c’est qu’elle ne s’enseigne pas, ne se trouve pas, et ne se perd jamais, car elle est déjà là, immuable et de toute éternité.
Camille
Choisir la lumière ou les ténèbres ?

Dans toute situation, un choix perpétuel se présente à nous. Choisirons-nous la lumière ou les ténèbres ?
Les ténèbres sont simples, rapides, parfois instantanées. Dans notre détresse apparente, elles se présentent à nous, séduisantes et vigoureuses. Succombez-y et elles vous apporteront une satisfaction immédiate, face à ce séisme qui a provoqué cette faille. Comme d’un revers de la main, elles vous donneront la conviction d’avoir remédié à cette insupportable tension qui vous traversait de toutes parts. C’est la facilité, l’instinct primaire, animal. Celui de l’assouvissement, de la vengeance, du pouvoir, de la domination mais surtout de la crainte. Car oui, nous craignions d’être bafoués, asservis détruits, et ainsi donc avions-nous eu une bonne raison de réagir ainsi. Mais après tout, il n’a eu que ce qu’il méritait, ce n’était que justice ! C’était plus fort que moi, je n’ai pas pu m’y résoudre ! Mais voilà, les ténèbres laissent toujours derrière elles ce panache toxique, invisible au début pour celui qui lui ouvre la porte. C’est là qu’est la « grande erreur ». Car cette noirceur, d’une manière ou d’une autre et inéluctablement, finit par nous revenir. Alors, nous sommes désarçonnés, désemparés face à ce retour, et nous cherchons à nous défendre, car nous avons été une nouvelle fois attaqué, mis en danger dans notre intégrité, le désir de riposte revient donc en force, plus fort qu’avant, devenant viscéral ; « Viscéral », ce mot que l’on confond si souvent avec « vital ». C’est là que naissent les conflits, puis les guerres, c’est là que naît le pire de ce monde.
La lumière vient à nous, elle aussi à chaque fois. Dépourvue d’un quelconque orgueil, elle paraît si discrète, presque invisible face à sa sœur des ténèbres. De prime abord, elle ne nous séduit aucunement, la choisir vous semblera dur, ingrat, et même illogique, ou contre-intuitif, car cela mettra en difficulté ce petit personnage que l’on incarne ici sur Terre. Après tout, que pourrait-il bien y gagner dans tout cela ? C’est alors que son choix n’est autre qu’un changement de conscience. Car l’espace d’un instant, il n’a pas vu son intérêt égotique mais il a eu la foi. Il n’a pas « réagit », mais il a « été ». Et bientôt, la douleur éprouvée par l’expérience rencontrée s’apaise et, tout comme sa sœur, la lumière nous revient un jour mais cette fois pour nous apporter sa gloire. C’est ce que le prophète Mohammed décrivait par la parabole des anges scribes, où celui de droite notait les « bonnes actions » et celui de gauche « les mauvaises ». Ainsi avons-nous ce que l’on nomme « bénédictions » et entrons-nous dans la « paix de Dieu », qui est ici et maintenant. C’est comme si notre être se retrouvait enrichit car notre âme s’était alors façonné un magnifique et inestimable joyau. Ces joyaux, nous en avons tous. C’est ce dont Jésus parlait dans la Bible lorsqu’il évoquait la couronne de gloire, ornée de ces mêmes-joyaux formés par la Lumière, qui a pu entrer et s’épanouir dans les différents choix de notre vie. Cette gloire est dépourvue d’une quelconque vanité, car elle est la gloire de tous les êtres, elle n’est que l’expression magnifique de ce qui EST. Plus rien n’est alors séparé, plus rien n’est alors inférieur ou supérieur à quoi que ce soit. On sait alors que notre être est celui du Grand Tout, de la source Père/Mère, et sa joie devient donc la nôtre. C’est là que naît l’union et la paix. C’est là que naît le meilleur de ce monde.
Les ténèbres sont très contagieuses, la lumière l’est tout autant. Mais alors, tandis que les ténèbres se hâtent et demeurent fugaces, la lumière prend le temps et demeure pérenne.
C’est là une grande et belle leçon de vie que nous devons réapprendre à chaque instant.
Camille
Qui ai-je été ? Ou plutôt : qui suis-je ?
Beaucoup croient et ont cru que notre « mission de vie » s’apparentait à celle d’un super héro, beaucoup aussi ont cru avoir été des Néfertiti ou des Charlemagne dans d’autres vie. Sauf qu’il n’en est rien. Et ce n’est pas plus mal ! Car notre « mission », en tant qu’être, n’est pas de sauver le monde comme un messie, mais plutôt de se sauver soi-même afin justement de libérer le monde de ce qui l’afflige. Comment me direz-vous ? Tout simplement en faisant briller sa lumière, celle que l’on a tous au fond de notre cœur. C’est ainsi que Dieu s’exprime à travers nous, à travers cette authentique et véritable lumière. Une attention, une présence, une main dans la main, une aide, un sourire, un mot doux et gentil mais sincère font toute la différence et suffisent bien souvent à changer le cours d’une journée mal commencée voire à sauver des vies ! J’insiste tellement car l’inverse est vrai aussi, hélas. Soyons des petites lueurs dans les nuits d’encre de beaucoup, soyons aussi nous-mêmes nos propres lanternes. Plus la Lumière brillera, plus le monde changera pour le mieux. C’est une certitude. ![]()
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Sagesses et folies

« Car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu ».
-1 Corintiens 3:19
« Ne croyez pas en quelque chose simplement parce que vous l’avez entendue. Ne croyez pas en quelque chose tout simplement parce des gens le disent et que c’est répété par de nombreuses personnes ».
-Bouddha
De tout temps, l’humanité a toujours eu besoin d’une aide extérieure, qu’il s’agisse d’un sauveur, d’un messie ou même d’un grand maître pour nous transformer en « être éveillé ». Nous sommes presque tous à penser qu’un jour, quelqu’un, quelque chose, viendra d’on ne sait où, nous sauver, de quoi d’ailleurs ? De nous-même.
Au début du parcours spirituel, beaucoup me disaient soit-disant rejeter la religion, rejeter les dogmes quels qu’ils soient.
Mais ma question ici est la suivante : T’es-tu réellement libéré de tout dogme ou n’en aurais-tu pas plutôt abandonné certains pour en adopter de nouveaux ? Et le fait de rejeter la religion n’est-il pas déjà un dogme ? Croire en des théories « spirituelles » que tu n’as jamais vraiment vues ni expérimentées en est un. Toute croyance est un dogme en soi.
C’est très bien d’aller voir un voyant, ou un praticien énergétique, je ne dis pas le contraire. Le problème est que, très souvent, beaucoup abandonnent tout sens critique, adoptent des théories dites spirituelles qu’ils ne comprennent pas, ils mettent alors de côté leur intuition alors qu’ils auraient le devoir intérieur de s’y fier. Car tout être a en lui cette intuition fondamentale.
En quoi serait-ce si différent de consulter un voyant que de confesser ses pêchés à un prêtre ? Le résultat est le même : nous aurons tendance à croire aveuglément ce qu’il nous sera dit. Nous retombons alors dans l’un des pièges les plus perfectionnés du mental : nous sortons d’une matrice pour nous précipiter dans une autre, nous rejetons une ancienne croyance et nous nous dépêchons d’en adopter une nouvelle.
Mais alors que faire ? Que croire ? Et bien justement, il n’y a rien à faire, il n’y a rien à croire. Il faut ÊTRE. Miguel Ruiz nous enseigne que l’humanité vit depuis la nuit des temps le rêve de la séparation, celle entre Dieu et les Hommes…
Cette séparation est le fruit de la croyance et de l’identification au mental, l’établissement de ce même-rêve que fait l’humanité depuis la nuit des temps. L’Homme a alors oublié qu’il avait déjà tout. Alors il s’est mis en quête, de la paix intérieure, du salut, mais toujours à l’extérieur.
Ainsi a-t-il donc remis son pouvoir à l’extérieur alors que tout venait déjà de l’intérieur. C’est alors qu’il a commencé à chercher, écrit tonnes d’ouvrages, mené des enquêtes et entrepris moult quêtes sans même savoir alors qu’il n’y avait rien à aller chercher dehors car tout était déjà en lui depuis le début.
L’humain s’est donc créé son propre enfer, croyant rejoindre le paradis. Le paradis n’est d’ailleurs pas une récompense pour les bons ou les vertueux, il est déjà là et n’attend qu’une chose, qu’on le vive, qu’on le voit. Jésus ne disait-il pas « le Royaume de Dieu, est au milieu de vous (au dedans de vous) » (Luc 17:21) ?
Quand je dis que tout est en nous, cela veut dire qu’en arrêtant cette bataille acharnée et insensée, cette division, ces clivages contre soi-même et le reste du monde, on réalise alors que la paix et la grâce ont toujours été là, au fond de nous, nous observant, de façon si pure, si bienveillante. C’est là qu’est celui que l’on nomme Dieu.
C’est notre seule et véritable nature car elle ne change jamais, enfouie sous notre personnalité, notre passé, nos éventuelles vies antérieures, nos croyances, nos conditionnements, notre culture… Tel cet océan, parfois tempétueux à la surface, déchaînée par les aléas de l’existence, il restera toujours profondément calme dans ses tréfonds. Nous sommes cet océan. Le calme et l’illumination sont déjà en nous.
Il n’existe pas d’être illuminé à proprement parler, il existe l’état d’illumination, les chrétiens l’appellent « Grâce », les bouddhistes « Nirvana », les hindous « Samadhi ». Ce ne sont que des mots, colorés par leur langue d’origine et cultures respectives, mais leur réalité est immuable.
La forêt

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Il fait beau, il fait doux, nous sommes un lundi. Dans la forêt où la vie s’épanouit, la mort y surgit aussi. Lors de ma traversée du chemin j’y ai vu tant d’arbres verdoyants, d’animaux chantants, de familles main dans la main, insouciants, des jeunes s’amusant, et des couples au regard aimant. J’y ai vu aussi des arbres évanouis, depuis longtemps, certains foudroyés, sur le sol des feuilles de la saison passée. Ces choses rendent-elles la forêt moins belle ? Sûrement pas ! Toutes ces choses inanimées, au sol, témoin d’un temps passé, aujourd’hui nourrissent cette forêt. Chaque jour elle meurt, mais chaque jour elle renaît. Alors, voilà que j’ai compris… J’ai compris que l’absence de mort n’était pas La Vie ! En revanche, le cycle qui nous vieillit en fait bel et bien parti. N’ayons pas honte de grandir, de nous épanouir et de mourir. Mourir ? Oui, mourir ! À soi-même, à celui que tu étais mais que tu n’es déjà plus. À cette magnifique version de toi-même qui n’attend qu’une chose : être ce que tu n’osais plus. Ose être, ose exister, être authentique, avec tant de bonheur et d’amour à donner. Sois comme cette forêt, fais des blessures du passé ta plus belle raison et ta plus noble force pour avancer. ![]()
Camille
