
« Car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu ».
-1 Corintiens 3:19
« Ne croyez pas en quelque chose simplement parce que vous l’avez entendue. Ne croyez pas en quelque chose tout simplement parce des gens le disent et que c’est répété par de nombreuses personnes ».
-Bouddha
De tout temps, l’humanité a toujours eu besoin d’une aide extérieure, qu’il s’agisse d’un sauveur, d’un messie ou même d’un grand maître pour nous transformer en « être éveillé ». Nous sommes presque tous à penser qu’un jour, quelqu’un, quelque chose, viendra d’on ne sait où, nous sauver, de quoi d’ailleurs ? De nous-même.
Au début du parcours spirituel, beaucoup me disaient soit-disant rejeter la religion, rejeter les dogmes quels qu’ils soient.
Mais ma question ici est la suivante : T’es-tu réellement libéré de tout dogme ou n’en aurais-tu pas plutôt abandonné certains pour en adopter de nouveaux ? Et le fait de rejeter la religion n’est-il pas déjà un dogme ? Croire en des théories « spirituelles » que tu n’as jamais vraiment vues ni expérimentées en est un. Toute croyance est un dogme en soi.
C’est très bien d’aller voir un voyant, ou un praticien énergétique, je ne dis pas le contraire. Le problème est que, très souvent, beaucoup abandonnent tout sens critique, adoptent des théories dites spirituelles qu’ils ne comprennent pas, ils mettent alors de côté leur intuition alors qu’ils auraient le devoir intérieur de s’y fier. Car tout être a en lui cette intuition fondamentale.
En quoi serait-ce si différent de consulter un voyant que de confesser ses pêchés à un prêtre ? Le résultat est le même : nous aurons tendance à croire aveuglément ce qu’il nous sera dit. Nous retombons alors dans l’un des pièges les plus perfectionnés du mental : nous sortons d’une matrice pour nous précipiter dans une autre, nous rejetons une ancienne croyance et nous nous dépêchons d’en adopter une nouvelle.
Mais alors que faire ? Que croire ? Et bien justement, il n’y a rien à faire, il n’y a rien à croire. Il faut ÊTRE. Miguel Ruiz nous enseigne que l’humanité vit depuis la nuit des temps le rêve de la séparation, celle entre Dieu et les Hommes…
Cette séparation est le fruit de la croyance et de l’identification au mental, l’établissement de ce même-rêve que fait l’humanité depuis la nuit des temps. L’Homme a alors oublié qu’il avait déjà tout. Alors il s’est mis en quête, de la paix intérieure, du salut, mais toujours à l’extérieur.
Ainsi a-t-il donc remis son pouvoir à l’extérieur alors que tout venait déjà de l’intérieur. C’est alors qu’il a commencé à chercher, écrit tonnes d’ouvrages, mené des enquêtes et entrepris moult quêtes sans même savoir alors qu’il n’y avait rien à aller chercher dehors car tout était déjà en lui depuis le début.
L’humain s’est donc créé son propre enfer, croyant rejoindre le paradis. Le paradis n’est d’ailleurs pas une récompense pour les bons ou les vertueux, il est déjà là et n’attend qu’une chose, qu’on le vive, qu’on le voit. Jésus ne disait-il pas « le Royaume de Dieu, est au milieu de vous (au dedans de vous) » (Luc 17:21) ?
Quand je dis que tout est en nous, cela veut dire qu’en arrêtant cette bataille acharnée et insensée, cette division, ces clivages contre soi-même et le reste du monde, on réalise alors que la paix et la grâce ont toujours été là, au fond de nous, nous observant, de façon si pure, si bienveillante. C’est là qu’est celui que l’on nomme Dieu.
C’est notre seule et véritable nature car elle ne change jamais, enfouie sous notre personnalité, notre passé, nos éventuelles vies antérieures, nos croyances, nos conditionnements, notre culture… Tel cet océan, parfois tempétueux à la surface, déchaînée par les aléas de l’existence, il restera toujours profondément calme dans ses tréfonds. Nous sommes cet océan. Le calme et l’illumination sont déjà en nous.
Il n’existe pas d’être illuminé à proprement parler, il existe l’état d’illumination, les chrétiens l’appellent « Grâce », les bouddhistes « Nirvana », les hindous « Samadhi ». Ce ne sont que des mots, colorés par leur langue d’origine et cultures respectives, mais leur réalité est immuable.
