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Il fait beau, il fait doux, nous sommes un lundi. Dans la forêt où la vie s’épanouit, la mort y surgit aussi. Lors de ma traversée du chemin j’y ai vu tant d’arbres verdoyants, d’animaux chantants, de familles main dans la main, insouciants, des jeunes s’amusant, et des couples au regard aimant. J’y ai vu aussi des arbres évanouis, depuis longtemps, certains foudroyés, sur le sol des feuilles de la saison passée. Ces choses rendent-elles la forêt moins belle ? Sûrement pas ! Toutes ces choses inanimées, au sol, témoin d’un temps passé, aujourd’hui nourrissent cette forêt. Chaque jour elle meurt, mais chaque jour elle renaît. Alors, voilà que j’ai compris… J’ai compris que l’absence de mort n’était pas La Vie ! En revanche, le cycle qui nous vieillit en fait bel et bien parti. N’ayons pas honte de grandir, de nous épanouir et de mourir. Mourir ? Oui, mourir ! À soi-même, à celui que tu étais mais que tu n’es déjà plus. À cette magnifique version de toi-même qui n’attend qu’une chose : être ce que tu n’osais plus. Ose être, ose exister, être authentique, avec tant de bonheur et d’amour à donner. Sois comme cette forêt, fais des blessures du passé ta plus belle raison et ta plus noble force pour avancer. ![]()
Camille
